Drôle de période: l’effervescence d’avant les fêtes s’est calmée, les cadeaux sont presque tous trouvés, les ventes se calment et je n’ai plus d’événement prévu pour le moment. Cette année je n’ai participé qu’à un seul marché de Noël et cela m’allait très bien, il faut beaucoup d’énergie pour préparer les créations et son stand en amont, sans parler du trajet souvent chaotique entre sacs IKEA et correspondances de métro. J’ai eu la chance de pouvoir partager ma table avec mon amoureux, le temps passe ainsi beaucoup plus vite et l’anxiété se calme. Jamais évident d’expliquer son travail de manière concise, mais intéressante et sincère, un bon nombre de fois dans l’après-midi.

C’est par vagues, de calme ou d’agitation, mais quelle joie de pouvoir discuter ou vendre en direct mes tapisseries ! Sur ma boutique en ligne je peux bien sûr voir les noms ou les destinations, mais la transition (postale) entre le récipiendaire et moi reste floue.
À l’instant où j’écris cette phrase, je reçois une nouvelle commande avec une remise en main propre (retrait à mon atelier), chose assez rare. Quelle coïncidence ! La nouvelle section « braderie » a du succès et tant mieux, mes créations trouvent de nouvelles maisons et je fais de la place — aussi bien spatiale que mentale — sur les quelques étagères réservées à mon stock. J’adore accrocher aux murs de la maison mes pièces textiles, mais je n’ai plus beaucoup de murs libres. Et si je trouve l’endroit idoine, je préfère finalement garder la tapisserie pour moi, ce qui n’est pas un business plan très intéressant.

Sur un autre sujet, je profite d’avoir plus de temps pour essayer de réaliser des goûters qui me font envie mais qui nécessitent de laisser pousser plusieurs fois la pâte, et c’est un régal. Je m’amuse avec les formes des brioches, les goûts, je suis lancée ! Miam miam miam. Ma pratique artistique est déjà très manuelle, mais cela me change complètement les idées. Et les odeurs sont bien plus sympathiques que celles de la colle à tapis. Vous voulez la recette ?
À très vite,
Joséphine
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